Son c½ur se fendit immédiantement au moment où elle posa les yeux dessus, c'était étrange et vexant. Comme pouvait elle être si réceptive, si sensible. La carapace qu'elle avait tentée de se forger durant des mois et qu'elle croyait de fer se révélait n'être que du verre si fragile, si transparent. Lisait-on en elle comme dans un livre ouvert. Elle se rappela se moment, un n½ud au ventre.
C'était une journée qui s'annoncer bien, comme tous les jours bien sur la culpabilité la cloua au lit quelque instant à son réveil rien de très extraordinaire : la routine. Rien ne lui laissait entendre que sa culpabilité la poursuivrait tout au long de cette journée. Elle fit donc sa plus belle toilette avec grande minutie, de façon à ce que se soit une belle journée. L'heure de partir sonna, elle enfourcha son scooter rouge pétant glissa sa tête sous un casque assortie et partie. Elle le rejoint au coin d'une allée sombre et humide le temps n'étant pas clément. Sa bouche se fendit en sourire lorsqu'elle l'aperçu, la jeune fille se gara secoua sa tête brune après le retrait de son casque et vit qu'il l'avait rejoint. Il était assez près d'elle pour l'embrasser amoureusement, sa poitrine s'incendia, elle étouffa la petite voix dans sa tête qui lui hurlait qu'elle n'avait pas le droit à un tel privilège.
Il partirent retrouver
son ami
e, elle lui sourit de façon synthétique, elle n'avait pas le droit de lui en vouloir. Cette blondinette regarder Aaron avec envie,certes,mais le méritait certainement plus qu'elle..
Ils se contentèrent de vagabonder dans cette petite ville cigarettes à la main, dont elle augmentait prodigieusement sa consommation d'ailleurs. La blonde, Aaron et elle, se retrouvèrent face à l'enseigne d'un disquaire, sans hésitation elle y pénétra éprouvant un horrible besoin de se réchauffer, un magasin bondé était idéal. Aaron et l'autre lui emboitèrent le pas, elle remarqua plusieurs visages familiers, scruta le magasin par réflexe. Max se tenait debout dans un coin avec son acolyte, ils se ruèrent sur elle pour la saluer mais il était trop tard, elle s'était figée, un appel au secours au fond de la gorge où elle comptait bien le laisser. C'était lui la bas, debout, grand, beau et passionné. A la vue de Karhol elle aurait souhaité se cacher, sauter derrière une pile de disque, se ruer dans la foule, mais elle savait que ses cheveux noirs de jais ne passeraient pas inaperçu ; pas à ses yeux. Pour rester sur les yeux, elle croisa son regard, glacé et brisé. Ses yeux la détestaient, cette réalité lui coupa le souffle un instant. Elle s'avança, ils avaient leur secret, leur drame caché et personne ne devait en être mis au courant.
«Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave.»
Frédéric Beigbeder - Extrait de L'Amour dure trois ans.
«
Salut, » un mot bête et inconvenant mais le seul qui lui vint à l'esprit, il la fixa, elle sentait que tout comme elle, il bouillonnait et frissonnait d'effroi à la fois. Elle soutint le regard, il se détourna. Que fallait-il donc faire ? Ce poids était donc trop lourd à porter, elle tourna la tête vers Aaron son c½ur se serra pour la énième fois, la petite voix lui hurlait que c'était bien fait, qu'elle n'avait qu'a être quelqu'un de meilleur.
«
Ecoute, Karhol, Je suis la Garce de cette histoire et malheureusement je n'en vois pas la fin. » Pour toute réponse un rictus dépourvu d'émotion précise se forma sur ses lèvres fines et rouges, il la scruta l'embrassa sur la joue et parti un rayon plus loin.
Elle n'avait aucun autre choix que de revenir au niveau de Max qui conversait avec Aaron et la blondasse. Il la regarda bizarrement, elle lui retourna un sourire poli. La politesse devrait avoir des limites, elle aurait aimé ne pas avoir à cacher son irritation par politesse, mais elle s'y résigna. Max avait dût remarquer son visage pâle puisqu'il lui demanda comme elle allait, avant qu'elle n'eut le temps de répondre son ami lui répondit qu'il savait qu'elle lui retournait la question après un sourire ravageur et que tout compte fait elle pouvait rester muette il comprendrait. Une légère nausée la gagnait, celle-ci s'intensifia lorsqu'elle croisa le regard d'Aaron, son regard totalement différent de celui de Karhol : celui ci était doux et chaleureux, ce qui n'en retourna que plus son estomac. Elle aurait voulu partir en courant mais La blondinette et Max était en grande conversation. Elle n'aimait vraiment pas cette pimbèche, tout pour lui pourrir la vie. La colère ne lui monta même pas au joue, elle était comme une boite vide.
Il fallait vraiment qu'elle se sauve avant que tout cela ne tourne très mal. Aaron la regardait avec instance, elle lui sourit maladroitement et celui-ci compris qu'elle se sentait mal. Enfin ! Elle adressa un signe de la main à tout le monde et s'engouffra dehors espérant y retrouver de la consistance, mais elle resta vide et sans grand intérêt. Elle fuma une fois de plus sans que cela n'eu d'autre effet sur elle que lui donner le tournis. La voilà Bien.
La blondasse avait froid et faim. Ils repartirent vers la Gare, Aaron et l'autre reprendrait leur train et tout ira mieux, en apparence tout au moins.
Ils embarquèrent. Elle fit signe de la main, un sourire toujours polie sur les lèvres puis s'écroula sur un banc une fois le train passé.
La voilà, seule, vide et sinistre. Comme une canette jettée sur un quai de gare. Elle aurait préférait que tout soi plus simple, elle savait que c'était impossible. La voix dans sa tête chanté maintenant. Saloperie, elle ne prenait de plaisir qu'à la narguer, telle était sa punition elle le savait en partant de chez elle que cette voix serait son surveillant permanent. Elle aurait souhaité qu'elle parte comme tous les autres. Et pourtant si celle-ci était un être de chair et d'os cela l'aiderai surement. Elle pensa à Aaron et au besoin de tout lui confier sans en trouver la force. Lorsque l'on se sent perdu, on a besoin du monde entier mais on ne veut voir Personne.